mercredi 1 juillet 2026

 ☼ Le Général Charles Huntziger ☼

GÉNÉRAL CHARLES HUNTZIGER
Né à Lesneven (Finistère) en 1880. Sorti de l'Ecole de Saint-Cyr, Charles Huntziger sert dans l'infanterie coloniale. Lors de la première guerre mondiale, il est attaché aux etats-majors alliés d'Orient. De nombreuses missions lui seront ensuite confiées en divers pays : en Roumanie, en Chine, au Brésil.
L'année 1933 le trouve commandant en chef des troupes du Levant, à Beyrouth. En 1938, il entre au Conseil supérieur de la Guerre.
En mai 1940, à la tête de la 2e armée, il participe à la lutte aux côtés du général Corap et tente l'impossible pour endiguer le flot des chars allemands que Guderian lance à travers les Ardennes. Mais, comme son malheureux voisin, il est, lui aussi, paralysé par la ronde infernale des Stuka auxquels les Français n'ont presque rien à opposer.
Le général Huntziger fut le principal négociateur de l'armistice avec l'Allemagne et l'Italie, puis ministre de la Guerre du gouvernement de Vichy.
Il devait trouver la mort le 12 novembre 1941 dans un accident d'avion à Breau-et-Salagosse (Gard).
Photo : Le général Huntziger signe la Convention d'armistice le 22 juin 1940.

 

 ☼ Pierre Koenig ☼

PIERRE KOENIG...
Héros de la Seconde Guerre mondiale, le Maréchal Koenig est surtout connu pour son rôle en tant que commandant de la 1re brigade française libre lors de la bataille de Bir Hakeim (Libye), qui se déroule du 26 mai au 11 juin 1942 durant la guerre du Désert, et au cours de laquelle son unité de 3 700 militaires résiste opiniâtrement aux assauts conjugués des armées allemande et italienne, environ dix fois plus nombreuses, de l'Afrika Korps dirigées par le général Erwin Rommel.
Issu d'une famille d'origine alsacienne et franc-comtoise, Marie Joseph Pierre François Kœnig naît à Caen. Son père, Joseph Koenig (né à Luxeuil-les-Bains en Haute-Saône) s'est établi facteur d'orgue après avoir été formé chez Cavaillé-Coll. Sa mère, Ernestine Mutin (née à Saint-Julien, dans le Jura) est fleuriste et est la sœur de Charles Mutin. Il étudie au collège Saint-Joseph puis au lycée Malherbe à Caen. Il participe alors aux activités sportives à l'Avant-Garde caennaise, un patronage paroissial affilié à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) à laquelle il reste très attaché. Il obtient son baccalauréat et s'engage en 1917. Il sert dans le 36e régiment d'infanterie. Il est nommé aspirant en février 1918 et rejoint son unité sur le front. Décoré de la Médaille militaire, il est promu sous-lieutenant le 3 septembre 1918.
Après la guerre, il sert en Silésie comme adjoint du capitaine Adrien Henry au sein du 15e bataillon de chasseurs alpins, dans les Alpes, alors affecté au 11e bataillon de chasseurs alpins, en Allemagne, puis au Maroc, à l'état-major de la division de Marrakech.
Au début de la seconde guerre mondiale, il est capitaine et adjoint du lieutenant-colonel Raoul Magrin-Vernerey dans la 13e demi-brigade de Légion étrangère. Il décide de s'engager immédiatement dans la France libre.
Le 19 juin 1940, il rallie clandestinement l’Angleterre depuis Saint-Jacut et l'archipel des Ébihens avec six de ses compagnons, tous officiers de la 13e demi-brigade de Légion étrangère.
Il participe ensuite à la tentative de ralliement de Dakar, puis au ralliement du Gabon, et à la campagne de Syrie.
Promu colonel début 1941, puis général de brigade en juillet 1941, le général Kœnig commande les Français libres lors de la bataille de Bir Hakeim (26 mai au 11 juin 1942), et lors de la seconde bataille d'El Alamein. Il est le général en chef des Forces françaises de l'intérieur (FFI) en 1944. Promu général de corps d'armée en juin 1944, il accompagne de Gaulle à Bayeux le 14 juin 1944[7]. Il est nommé gouverneur militaire de Paris le 21 août, peu avant la libération de la ville.
Le 24 avril 1945, il est chargé par le Général de Gaulle de procéder à l'arrestation du maréchal Pétain à Vallorbe, à la frontière suisse, paradoxe après avoir été condamné à mort par contumace le 3 décembre 1941 par le tribunal militaire d'Oran dépendant du gouvernement de Vichy. Il l'escorte jusqu'au fort de Montrouge, son lieu de détention.
Le 18 juillet 1945, il honore à Caen la compagnie Scamaroni et se rend au monument aux morts situé place Foch.
De juillet 1945 au 21 septembre 1949, il est nommé commandant en chef de la zone d'occupation française en Allemagne. Il y donne des ordres particuliers concernant les enfants en Zone Française d'Occupation, restés sous le nom de « additif III ». Le général Kœnig est ensuite remplacé par un haut-commissaire de la République française en Allemagne, l'ambassadeur André François-Poncet.
Optant ensuite pour la carrière parlementaire, il prend la tête d'une liste du Rassemblement du peuple français (RPF) dans le Bas-Rhin, qui remporte 31 % des suffrages le 17 juin 1951 avec 94 970 voix sur 305 890 et trois sièges sur neuf. Pressenti par le groupe gaulliste (l'URAS depuis la mise en sommeil du RPF par le général de Gaulle) comme candidat de recours lors de l'élection présidentielle de décembre 1953, il renonce à se lancer, malgré l'accord de De Gaulle.
Il est ministre de la Défense nationale et des Forces armées du 19 juin au 14 août 1954 dans le gouvernement Mendès France, donnant son accord pour les gaullistes au discours de Carthage du 31 juillet 1954 sur l'autonomie interne de la Tunisie, puis du 23 février au 6 octobre 1955 dans le gouvernement Faure II.
Le 2 janvier 1956, il est réélu dans le Bas-Rhin, à la tête d'une liste d'Union démocratique des Républicains sociaux qui n'obtient que 7,1 % des voix, grâce à un apparentement avec le Mouvement républicain populaire (MRP) et l'Union des Indépendants et paysans, apparentement majoritaire en voix.
Dans les années 1960, il est président du comité de l'Association France-Israël.
Il meurt le 2 septembre 1970, à 71 ans, à l'Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine, puis repose au cimetière de Montmartre (20ème division) dans une modeste sépulture.
Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 6 juin 1984 à titre posthume par le président François Mitterrand, devenant ainsi le quatrième et dernier général français élevé à cette dignité depuis la Libération, après Jean de Lattre de Tassigny (1889-1952), à titre posthume, en 1952, Alphonse Juin (1888-1967), de son vivant, en 1952 et Philippe Leclerc de Hauteclocque (1902-1947), à titre posthume, en 1952.

 

 ☼ Antoine Bethouart ☼


 

ANTOINE BETHOUART...
Antoine Béthouart est né le 17 décembre 1889 à Dôle (Jura), originaire d'une famille de Marquenterre en Picardie, son père était Conservateur des hypothèques.
Il est reçu à Saint-Cyr en 1909 dans la même promotion (Fez) qu'Alphonse Juin et Charles de Gaulle et en sort sous-lieutenant en octobre 1912.
Affecté au 152e Régiment d'infanterie dans les Vosges, il sert ensuite successivement comme chef de section, commandant de compagnie et commandant de bataillon dans plusieurs unités pendant toute la guerre sur le front français : Alsace, Verdun, Somme, Chemin des Dames, Mont Kemmel (Belgique). Blessé trois fois, il termine la guerre avec trois citations, la Légion d'Honneur et le grade de capitaine. Après plusieurs mois de convalescence, il est envoyé en 1919 en mission auprès de l'armée finlandaise.
Il intègre ensuite l'Ecole de Guerre (1920-1922) d'où il sort breveté, avant de passer les deux années suivantes à l'Etat-major du 12e corps d'Armée. Affecté au 6e Bataillon de chasseurs alpins en 1924, il est promu chef de bataillon en mars 1928. Après avoir exercé plusieurs commandements comme chef de bataillon, il est nommé adjoint de l'attaché militaire français en Yougoslavie (1931-1933).
Il est promu lieutenant-colonel l'année suivante et nommé attaché militaire français à Belgrade (1934-1938).
Colonel en 1937, Antoine Béthouart prend en avril 1938 le commandement de la 5e Demi-brigade de chasseurs alpins à Chambéry avec laquelle il commence la guerre dans les Alpes puis en Moselle, sur la ligne Maginot.
En février 1940, il reçoit le commandement de la brigade de Haute-montagne qu'il constitue afin de participer au combat dans les pays scandinaves. Le 12 avril 1940, il embarque pour la Norvège à la tête du corps expéditionnaire français et reçoit ses étoiles de général de brigade trois jours plus tard. Blessé légèrement le 20 avril à Namsos, il remporte d'importants succès à Bjervik le 13 mai et à Narvik, qu'il enlève le 28 mai 1940, repoussant les Allemands à la frontière suédoise et permettant au Corps Expéditionnaire allié de rembarquer sans pertes à l'insu de l'ennemi le 7 juin 1940.
De retour en France, devant l'avancée allemande, le corps expéditionnaire français est évacué sur l'Angleterre le 15 juin 1940. S'il approuve l'initiative du général de Gaulle, il ne peut se résoudre à abandonner la majorité de ses hommes qui souhaitent retourner en France.
Rapatrié au Maroc au mois de juillet, le général Béthouart est nommé commandant de la subdivision de Rabat puis président de la commission française d'armistice au Maroc. En janvier 1942, il prend le commandement de la division de Casablanca.
Prévenu du débarquement en Afrique du nord du 8 novembre 1942, il organise l'aide aux alliés et s'efforce vainement d'obtenir le ralliement du résident général au Maroc Noguès qui le fait arrêter, et traduire en cour martiale, le 10 novembre 1942 à Meknès.
Libéré quatre jours plus tard par les Alliés, il est promu général de division et désigné par le général Giraud, en décembre 1942, comme chef de la Mission militaire à Washington où il parvient en janvier 1943. Il négocie notamment avec le gouvernement américain les livraisons de matériel permettant de ré-équiper l'armée française. Il œuvre aussi au rapprochement entre les FFL et l'armée d'Afrique.
En novembre 1943, il est nommé chef d'Etat-major de la Défense nationale à Alger et promu général de corps d'armée. Il accompagne à ce titre le général de Gaulle dans ses différents voyages à Rome, Londres et débarque avec lui à Courseulles en Normandie le 14 juin 1944.
Nommé au Commandement du 1er Corps d'Armée en août 1944, il atterrit en France le 31 août et participe à la libération du territoire au sein de la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny.
Après la campagne des Vosges, en septembre 1944, où il fait preuve de grandes qualités tactiques, le général Béthouart est chargé de l'attaque de la trouée de Belfort le 14 novembre ; il enlève Héricourt, Montbéliard et Belfort, puis, après avoir atteint le Rhin le 19 novembre, il libère Mulhouse le lendemain.
En janvier 1945, il est l'un des artisans de la victoire en Alsace, enfonçant le front sud des lignes allemandes.
Il franchit le Rhin le 16 avril, traverse la Forêt Noire en liaison avec le 2ème Corps, atteint le Danube avec la 1ère Division blindée le 21 avril et termine la guerre au Col de l'Arlberg en Autriche le 6 mai 1945.
Nommé Commandant en chef français en Autriche le 8 juillet 1945 puis Haut-commissaire (1946-1950), il met rapidement en œuvre une politique de réconciliation et reçoit ses étoiles de général d'armée en 1948 ; il quitte le service actif en octobre 1950.
Sénateur des Français résidant hors de France et membre de la Commission des Affaires étrangères et des Forces armées du Sénat de 1955 à 1971.
Collaborateur régulier du journal Le Figaro, le général Béthouart a été notamment Président de la Fédération européenne des Associations de Combattants.
Le général Béthouart est décédé le 17 octobre 1982 à Fréjus. Il a été inhumé à Rue dans la Somme.

• Grand Croix de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 juillet 1945
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 14/18 (3 citations)
• Croix de Guerre 39/45
• Croix du Combattant Volontaire 1914-1918
• Médaille Commémorative de Verdun.

 ☼ La château de Carcassonne était en ruines ☼


 

 ☼ Les brasseurs de bière Alsaciens ☼


 

 ☼ Marie-Louise Rampin-Rivière ☼


 

 ☼ Le sonneur de cloches ☼


 

 ☼ En 1944, les messages à la résistance ☼


 

 ☼ Le drapeau Français ☼


 

 ☼ En 1871, la bibliothèque du Louvres a brûlé ☼


 

 ☼ Les marchés paysans provençaux ☼


 

 ☼ En 1789, un homme connaissait la date de la révolution ☼


 

 ☼ En 1936, des enfants ont vu la mer pour la première fois ☼


 

 ☼ D'où vient le nom Midi ☼


 

 ☼ Avant 1944, les femmes .... ☼


 

  


LECLERC DE HAUTECLOCQUE
Jacques Philippe de Hauteclocque, dit Leclerc, est né dans la Somme à Bellay-Saint-Leonard, en 1902.
Il fait ses études à Amiens, à Abbeville, à Poitiers, passant ses vacances dans le cadre intime et traditionnel de la propriété familiale. Le futur maréchal entre à Saint-Cyr en 1922 et en sort cinquième de sa promotion en 1924. Cavalier dans l'ame, avec tout ce que ce terme évoque de bravoure et de noble élégance, il était voué à Saumur. Premier au concours de sortie, il est ainsi noté : " Possède au plus haut degré les qualités du soldat et du chef ".
Naturellement le Maroc attire aux spahis ce " baroudeur"- né. Son énergie, son rayonnement lui acquièrent un énorme prestige. Le 13 juillet 1930, une charge héroïque et efficace lui vaut sa première citation.
Après un entracte -- qu'il goûte peu-- comme instructeur à Saint-Cyr, il retourne au Maroc, dont il a la nostalgie, et y accomplit de nouveaux faits d'armes. De retour en France, il commande l'escadron de Saint-Cyr, puis entre à l'Ecole de guerre où il est reçu avec le numéro un.
Avec la deuxième guerre mondiale, la grande aventure va commencer. La mobilisation trouve Leclerc à l'etat major de la 4e division d'infanterie. Au cours de l'invasion allemande, celle-ci est encerclée. Leclerc glisse entre les lignes, rejoint un groupement cuirassé, contre-attaque à Vitry-le-François, est blessé à Bar-sur-Seine. L'hopital est occupé par l'ennemi. Déguisé en commis voyageur, Leclerc s'echappe encore, gagne le Portugal et enfin l'Angleterre où il offre ses services au général de Gaulle. Presque aussitôt, il part pour le Cameroun où une grande mission l'attend : rallier cette colonie au mouvement de la France Libre. Pour cela, il faut frapper l'imagination des indigènes et c'est la marche sur Koufra où les Italiens capitulent, le 1er mars 1941.
Mais l'epopee du Tchad ne fait que commencer. Successivement, tous les postes ennemis du Fezzan tombent. En juin 1942 Leclerc s'installe à Brazzaville, avec le titre de commandant en chef des Forces Françaises Libres. La lutte se poursuit et, en janvier de l'année suivante, les troupes de Leclerc arrivent devant Tripoli. Dès lors, la future 2e
D B, rattachée à la 8e armée britannique, va pousser jusqu'à Tunis, puis se préparer au glorieux destin qui l'attend en France.
Le 2 aout 1944, la Division Leclerc, rassemblée dans le Cotentin, remporte de brillants succès dans la région du Mans et d'Alençon. Mais Leclerc piétine d'impatience en songeant à Paris. Il obtient enfin l'autorisation de marcher sur la capitale qui est d'ailleurs en pleine insurrection. Et, le 24 août, à la tête de ses chars, Leclerc entre dans Paris par la porte d'Orléans, gagne la Préfecture de Police et l'Hotel de Ville, oblige Choltitz à signer la capitulation.
Alors commence une troisième épopée :
Dompaire, Baccarat, Saverne, Strasbourg, avec, comme objectif final : Berchtesgaden ! En 1945, Leclerc est nommé commandant supérieur des Forces Françaises en Indochine et signe, au nom de la France, l'acte de capitulation du Japon.
Inspecteur des forces d'Afrique du Nord en juillet 1946, il trouve la mort dans un accident d'avion près de Colomb-Bechar, en 1947; il, est élevé, en 1952, à la dignité de maréchal de France à titre posthume..



 ☼ En 1860, la France absorbe Nice et la Savoie ☼


 

 ☼ Un manuscrit sur l'histoire des Mérovingiens ☼


 

 ☼ La fronde ( 1648-1653 )


 

 ☼ Alois Alzheimer ☼ 

 ☼ Le crieur public ☼


 

 ☼ L'Obélisque de Louxor du XIIIe siècle avant J.C ☼☼